Histoire

Un parcours impressionnant

L’histoire d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada s.e.n.c. et d’ArcelorMittal Infrastructure Canada s.e.n.c. commence le 26 janvier 1957, lorsque United States Steel Corporation (US Steel) fonde Québec Cartier Mining Company pour se garantir un approvisionnement de concentré de minerai de fer.

La multinationale réalise le projet initial au coût de 325 millions $ à l’aide de quelque 9000 ouvriers provenant de partout dans le monde. Elle construit le site minier de Lac-Jeannine et la ville de Gagnon, une centrale hydroélectrique sur la rivière Hart-Jaune, un chemin de fer, un port et développe la ville de Port-Cartier. Le premier chargement de concentré de minerai de fer prend la mer en juin 1961.

 

Une décennie de développement

Dans la première moitié des années 70, un investissement de 650 millions $ permet de développer un deuxième complexe minier à Mont-Wright, une troisième ville à proximité, Fermont, et de mettre les installations existantes à niveau. Le sautage inaugural de la crête du mont Wright est effectué en 1974 et la production de concentré commence l’année suivante.

Québec Cartier s’engage ensuite dans le projet sidérurgique québécois qui comprend l’ouverture de la mine de Fire Lake et l’implantation à Port-Cartier d’une usine de transformation de concentré boulettes d’oxyde de fer, un nouveau produit recherché par les aciéries modernes. Les premières boulettes sont produites en novembre 1977.

 

Accès au marché international entre deux crises

Entre 1979 et 1985, l’entreprise affronte l’une des pires crises du marché du fer et de l’acier, ce qui l’oblige à participer à la rationalisation de l’industrie du fer sur la Côte-Nord du Québec et à fermer les installations de Lac-Jeannine, la ville de Gagnon et la mine de Fire Lake. À compter du 1er janvier 1985, Québec Cartier gère l’usine de bouletage qu’elle acquiert en 1996.

US Steel demeure le seul client de Québec Cartier pendant près de 30 ans. Vendue à un consortium (Dofasco, Caemi et Mitsui) en 1989, la compagnie minière entre sur le marché mondial et affronte désormais une concurrence de plus en plus féroce.

Une autre grande crise secoue le marché du fer et de l’acier au début des années 2000. En 2003, Investissement Québec accepte de devenir un actionnaire temporaire de la compagnie, ce qui garantit la poursuite de l’exploitation de Mont-Wright.

 

Arrivée dans la famille ArcelorMittal

En février 2006, Arcelor S.A., numéro un mondial de l’acier, se porte acquéreur de près de 90 % des actions de Dofasco, alors seul propriétaire de Québec Cartier. À peine quelques mois plus tard, en juin, Arcelor et Mittal Steel Company NV annoncent la conclusion d’une entente visant à regrouper les activités des deux entreprises et à créer la plus grande société sidérurgique mondiale : ArcelorMittal.

La Compagnie minière Québec Cartier change de nom et devient officiellement ArcelorMittal Mines Canada le 29 mai 2008. C’est l’entrée officielle au sein du Groupe ArcelorMittal qui affirme vouloir atteindre, avant 2015, une autosuffisance de l’ordre de 75 à 85 % en produits de minerai de fer.

Grâce à cette affiliation, ArcelorMittal Mines Canada peut entrevoir des grandes possibilités de croissance. La première se concrétise par l’expansion majeure annoncée en mai 2011 pour faire passer la production annuelle de concentré de 16 à 24 millions de tonnes. Après deux ans d’intenses travaux au site minier de Mont-Wright, au chemin de fer et aux installations portuaires, le volume de concentré produit ne cesse d’augmenter.

 

Un nouveau partenaire, deux unités d’affaires

Le 1er janvier 2013, ArcelorMittal Mines Canada a annoncé l’acquisition d’un intérêt minoritaire par le consortium POSCO (aciérie sud-coréenne) et China Steel Corporation. Détenant 15 % des parts, les nouveaux partenaires se garantissent un approvisionnement en minerai de fer de qualité.

ArcelorMittal demeure actionnaire majoritaire à 85 % et continue d’exercer la gestion de l’exploitation. C’est d’ailleurs dans une perspective d’efficacité opérationnelle qu’elle effectue la subdivision d’ArcelorMittal Mines Canada en deux unités d’affaires distinctes, mais complémentaires :

  • ArcelorMittal Exploitation minière Canada s.e.n.c. (AMEM) qui comprend les sites miniers, l’usine de bouletage, le siège administratif et le siège social
  • ArcelorMittal Infrastructure Canada s.e.n.c. (AMIC) qui regroupe les installations ferroviaires et portuaires.

 

Une présence solide

En près de 60 ans, l’entreprise a construit deux complexes miniers, un complexe industriel, plus de 500 kilomètres de voie ferrée et trois villes. Sa production dépasse 600 millions de tonnes de concentré et 250 millions de tonnes de boulettes.

Représentant ensemble le plus important employeur de la Côte-Nord, AMEM et AMIC comptent quelque 2300 employés et font figure de piliers dans l’économie régionale et québécoise.